J'explique ceci parce qu'en Bulgarie le langage Internet (chats, forums, mails ) est considéré comme "le grand frère" du langage sms. Au niveau d'orthographe, il n'y a pas de différence entre les deux.

On y trouve la fonction sémiographique ( comme dans le langage sms français ) : elle consiste à réduire le nombre de lettre dans un mot. Par exemple le mot "zdravei" qui signifie "salut", est compressé en "zdr". On y trouve aussi la fonction épelative : les lettres de l'alphabet ont une dénomination qui ne correspond pas forcément à la fonction phonographique. L'avantage ici c'est de réduire le coût phonographique. C'est-à-dire, une lettre peut représenter deux phonèmes à la fois. Exemple : en bulgare on dit "ka si" pour demander "ça va", en langage sms on va écrire "k si".

Quelque chose de très intéressant en Bulgarie est l'utilisation de chiffres à la place de lettres toujours pour pouvoir réduire la longueur et "gagner" de place ( vu la limite de caractères dans un Texto ). Les chiffres "4" et"6" remplacent les sons "tch" et "ch". Par exemple : "vdigach" qui veut dire "lever" va être compressé en "vdiga6".   banner_consumer_12736151

Et une dernière remarque qui me semble importante est l'absence totale de ponctuation. Les bulgares tapent un sms sans point, sans virgule, sans exclamation ou interrogation. C'est une tendance assez paradoxale pour moi, parce que le manque de ponctuation dans un énoncé rend sa lisibilité et compréhension difficile. La seule explication "crédible" pour moi, pourrait être le manque de temps et le fait d'être toujours pressé quand on écrit un texto.

En comparaison avec le D.E.M. français, le discours électronique médié bulgare apparaît bien avant. Le réseau mondial "internet" fait partie de la vie des bulgares depuis des années 90. Ce qui est intéressant ici, c'est sa différente utilisation par rapport aux français. Les bulgares se servent d'Internet pour pouvoir communiquer entre eux, jouer en ligne, naviguer… Alors qu'ici en France, l'Internet fait plutôt partie de l'enseignement (les formations à distance ) et de la vie des entreprises pour améliorer leur gestion et fonctionnement. Ce n'est toujours pas le cas en Bulgarie.