Il est évident que le langage des texto est loin du « bon français », et l’écriture codifiée a peu de choses à avoir avec le plaisir d’écrire qu’éprouvent les écrivains.

Certains auteurs parlent de la simplification du langage texto par rapport à la langue française. Est-il vraiment le cas ? Certes, il existe une simplification morphosyntaxique indiscutable, au profit de la phonétisation. Mais cette « simplification » exige d’autres compétences qui sont d’ordre des associations. Il n’est pas certain que Victor Hugo trouverait facile à lire les textos de notre époque…

Qu’est ce qu’il en est du rapport du sujet à la langue ? A notre niveau d’études et de réflexion nous ne pouvons que poser quelques questions. Mais cette question nous semble pertinente aujourd’hui, et il serait intéressant de se pencher dessus pour quelqu’un qui n’a pas une vision trop apocalyptique des choses.

Dans le cadre de notre travail nous allons simplement dire que le langage DEM relève certainement autre rapport à la langue que celui encore de nos grands parents. Un rapport probablement plus proche (cette proximité signifie-t-elle moins de respect ?) car locuteurs se permettent de modifier la langue.

Le langage des chats et des sms relève une dimension du jeu avec la langue. Même si écourter le message reste une intention primaire, certaines codage font remettre cela en question : moa est aussi long que moi ; pareil pour kewl (cool). Dans ces deux cas, le codage est visiblement la fin en soi.

Une langue moins normé, plus subjective, ludique, individuelle. Certains n’auront pas de difficulté de le lier à la fameuse « société individualiste ». Pour pouvoir continuer cette réflexion il faudrait se pencher plus du côté de la philosophie et sociologie, voir ce que les auteurs comme Breton, Baudrillard, …….. et d’autres en disent.